Allaitement ou pas, je respecte ton choix!

Récemment, un article de blog a été largement partagé sur de nombreux groupes Facebook.
Je m’y suis donc intéressée, je l’ai lu avec attention et là, STUPEFACTION ! Je suis en train de lire un article énumérant pourquoi cette jeune maman est contre l’allaitement. Très bien ! Ce sont ses arguments et je les respecte.

C’est à ce moment là que je me suis dit « Tiens ! Je vais faire de même, mais je vais parler du pourquoi j’ai choisis d’allaiter, tout en reprenant ses arguments pour en parler positivement. ».

Il faut aussi tenir compte que l’article que j’ai lu date de juin 2012. Peut-être que cette jeune maman a changé d’avis entre temps (ou pas) et n’a pas eu l’occasion d’en parler à ses lecteurs.

Premier argument : « tu DOIS être H24 avec ton enfant »

J’aime mon enfant et être collée à elle 24h/24 – 7j/7, cela ne me dérange pas le moins du monde.
Mais, être maman ne veut pas dire que je ne pense plus à moi. J’ai aussi besoin de temps pour moi, et à ce moment-là, j’appelle mon ami le tire-lait ou bien j’organise une petite tétée improvisée avant mon départ et Papa ou Mamy peut garder la petite en toute sérénité.

Eh bien oui, comment j’ai fait pour me rendre à mes séances de rééducation du périnée ? Je n’ai pas emmené bébé avec moi et elle est restée avec mamy sans que je n’aie eu besoin de tirer mon lait. Elle tétait avant que je ne parte et quand je rentrais. Simple non ? Et c’était même mieux pour elle d’être au chaud à la maison plutôt que dans un cabinet froid dans lequel j’étais bloquée sur « la table d’opération ».

Second argument : « J’ai l’impression que les meufs qui allaitent ont constamment leurs mioches collés au sein »

Oui, j’allaite ; et contrairement aux idées reçues, cela ne veut pas dire que ma fille est en permanence collée à mon sein. Bien au contraire, elle tète toutes les 3 à 4 heures environ, soit le même rythme qu’un bébé au biberon. Aujourd’hui, elle est diversifiée et les tétées sont d’autant plus espacées.

Puis, pour que l’allaitement se mette en place correctement, comment voulez vous faire sans que bébé ne tète plus souvent durant les premiers mois de sa vie ? Pour un allaitement long, le bébé doit de ce fait être au sein dès qu’il en a besoin, dès sa naissance, même pour un simple tétouillage.

Troisième argument : « Les femmes qui sortent leurs seins en public me mettent mal à l’aise »

Dans mon précédent article, je vous parlais du châle d’allaitement ; ce petit bout de tissu tellement indispensable qui me permet d’allaiter discrètement ma fille quand nous sommes de sortie.
Les mamans un peu pudiques n’auront donc pas besoin de sortir leurs seins en public, il suffit d’ajouter un joli châle sur votre liste de naissance et le tour est joué !

Et si vous êtes mal à l’aise par les mamans qui allaitent leur bébé sans se soucier du regard des autres, et bien détournez le regard ! La maman qui est fixée n’appréciera pas vraiment. Mettez vous à sa place !

Quatrième argument : « Mes seins ont une autre vocation que de finir en gant de toilette »

Les seins de toutes les femmes qui allaitent ne sont pas flasques au point de pouvoir être posés de chaque côté de l’assiette ou d’arriver jusqu’au niveau des genoux.
Non, non, je vous rassure !

Avant de choisir d’allaiter, il faut être prête psychologiquement. C’est avant tout le choix de la femme. Si vous ne vous sentez pas d’allaiter, votre corps le ressentira.
Préparez-vous ! Documentez-vous ! Rencontrez des mamans qui ont allaité ou qui allaitent.

Suite à de nombreuses études, nous savons aujourd’hui que l’allaitement réduit les risques du cancer du sein, selon la durée totale de l’allaitement
« En fait, tous les spécialistes sont d’accord pour dire que ce qui abîme les seins, ce sont les changements brusques de volume, donc essentiellement l’accroissement en début de grossesse, un engorgement les premiers jours ou un sevrage brutal. » (ndlr : selon un article de LLL)

Cinquième argument : « Nous sommes des animaux mais je n’ai pas envie d’être une vache à traire »

Pour rigoler, je dis parfois à ma fille « Allez, tu viens au pis de la vache » et quand elle voit que je rigole, et bien elle me sourit et commence à rigoler elle aussi. *Comment ne pas craquer avec ce si joli sourire ?* Je ne me sens pas du tout comme une vache, une jument, une chèvre ou tout autre animal, je me sens à la fois femme et mère, une humaine quoi, qui apporte ce qu’elle a envie d’apporter à son bébé.

And the winner is… « La grossesse met déjà une petite « barrière sexuelle » alors donner le sein creuse ce fossé »

Ah ! Et la grande question que se posent en général toutes les futures mamans :

Est-il possible d’avoir encore un minimum d’intimité et une sexualité épanouie lorsqu’on devient parents et que Maman choisit d’allaiter ?

Je répondrais juste : « Pourquoi est-ce que cela devrait créer une barrière ? » En effet, du lait peut couler, et alors ? Peut-être même que vous allez faire le choix du cododo avec votre bébé, et alors ? Le lit est-il le seul endroit où votre conjoint et vous pouvez vous retrouver en amoureux ?

Rassurez-vous encore une fois, avec un peu d’imagination, vous trouverez une solution ensemble ! Il suffit d’y mettre un peu du sein. (ndlr : un peu d’humour !)

Mais je pourrais soulever un autre point, un bébé allaité ne fait pas ses nuits ? Pas forcément ! Chaque bébé est différent, avec cododo ou non, en étant allaité ou au biberon.
Un bébé pourra faire ses nuits dès la sortie de la maternité alors qu’un autre ne fera ses nuits qu’à deux ans. L’allaitement n’est en aucun cas la cause.
Ne les mettons pas dans une case, avec une étiquette. Laissons les grandir à leur propre rythme. Ce n’est pas une compétition du bébé qui dort dès sa naissance, qui tient assis à 6 mois ou bien qui marche à 10.

Ne pressons pas les choses, profitons de nos enfants, tant qu’ils sont encore enfant. Nous voyons déjà le temps filer à une vitesse folle.

Allaiter est pour moi une chance de voir ma fille évoluer près de moi. C’est une chance de pouvoir profiter de ces moments privilégiés ensemble. La famille peut profiter d’autres moments avec elle. Mais celui-ci, c’est LE NOTRE.

Je terminerais mon article par cette phrase que je vous laisse méditer : ne jugeons pas les mamans qui donnent le biberon ou qui allaitent et laissons-nous choisir ce que nous souhaitons offrir et transmettre à nos enfants !